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Notre Savoir-faire

Les procédés de fabrication :

Les fabrications Léon Bernard sont presque exclusivement faites à partir de bronze et de laiton.
La mise en forme de ces métaux se fait selon 4 grandes familles, qui sont :

l’estampage
le matriçage
la fonderie sous pression
la fonderie au sable

L’estampage

Procédé consistant à donner une forme et un dessin par frappe à froid de feuillard laiton recuit.
L’outillage de base est constitué de matrices en acier trempé portant l’empreinte mâle de la pièce.
Une masse de 40 à 250 kgs porte l’empreint femelle qui est suspendue par une courroie maintenue entre deux coulisses.
On laisse tomber la masse sur la plaque ou la bande en laiton posée sur l’empreinte profondeur pour obtenir le relief idéal.
Les pièces estampées sont ensuite placées dans des outils montés sur presse pour y être découpées et ajourées afin de séparer l’article du reste de la plaque de laiton. Le poids des chutes peut parfois être plus important que celui des produits commercialisés.
Dans le cas des béquilles et boutons de porte, les pièces obtenues sont brasées à l’argent de manière à consulter un volume conséquent avec un faible poids de métal.

Le matriçage

Le matriçage, ou estampage à chaud, consiste à forcer, par choc et par pression, une ébauche métallique (le lopin), rendue suffisamment plastique par chauffage, à remplir une cavité représentant la pièce que l’on désire réaliser.

Cette cavité est obtenue par la juxtaposition de blocs d’acier (matrices) portant chacun, en creux ou en relief, une partie de l’empreinte le la pièce.
Cette opération généré une bavure au pan de joint des blocs d’acier, bavure qui est éliminée par découpe sur presse avec un outil de forme.
Les pièces obtenues reproduisent fidèlement l’empreint du moule, et sont d’un bel aspect.

La fonderie sous pression

Dans ce cas on envoie sous très forte pression du laiton liquide dans un moule en acier en plusieurs parties, conçu sur le même principe que les outillages de matriçage.
Cette technique est plus adaptée à de grandes série de pièces et sa mise en œuvre est plus délicate, ce qui explique le moins grand nombre d’opérateurs sur le marché de la fonderie laiton sous pression.

La fonderie au sable

C’est le procédé traditionnel, utilisé depuis des siècles.
A l’aide d’un modèle mâle, réalisé en bois, plâtre, métal ou résine, on relève l’empreint de ce modèle dans des châssis remplis de sable.
Cette empreinte est faite en deux parties afin de permettre la sortie des pièces. Entre ces deux châssis on verse par gravité du bronze liquide qui vient prendre remplir les creux laissées par le modèle.
Les pièces obtenues sont ensuite découpées du canal d’alimentation permettant au bronze d’accéder à l’empreinte, puis ensuite ébarbées au niveau du plan de joint. Ce procédé a l’avantage de ne pas nécessiter de frais d’outillage et autoriser ainsi de petites séries à un coût raisonnable.
Par contre l’état de surface des pièces est moins bons que dans le cas du matriçage, sauf à faire appel à la ciselure ; ou l’on reprend les motifs à l’aide d’outils manuels. La ciselure augmente alors considérablement le prix de revient des produits.

Les métaux utilisés :

Bronze, un des nombreux alliages constitués principalement de cuivre (en général plus de 80 p. 100 en poids) et d‘étain. Ancien ou moderne, le bronze contient toujours un autre métal. Le zinc le plomb et l’argent étaient ajoutés aux alliages de bronze par les fondeurs grecs et romains pour confectionner outils, armes, pièces de monnaies et objets d’art (voir Métal, art du). Le bronze moderne contient parfois du zinc, du plomb et d’autres métaux. Les propriétés de l’alliage varient avec la nature et la proportion de ses constituants dans l’alliage. En général, le bronze est très malléable pour moulage. S’il contient au moins 10 p. 100 d’étain, le bronze est dur et son point de fusion est bas. Parmi les différents bronzes, on peut citer le bronze d’aluminium, le laiton au manganèse et le bronze phosphoreux. Le bronze est plus solide et plus dur que les autres alliages courants, à l’exception de l’acier. Le bronze est plus solide et plus dur que les autres alliages courant; à l’exception de l’acier. Le bronze a une résistance à la corrosion et une facilité de lubrification supérieures à celle de l'acier. Les bronzes de frottement (contenant 12 p. 100 d’étain sont utilisés les coussinets, dans les raccords et dans les pièces de machines qui nécessitent une résistance à l’usure par frottement Voir aussi Laiton ; Fonte (métallurgie).

Laiton, alliage de cuivre (majoritaire) et de zinc (jusqu’à 46 p. 100). Moins malléable que le cuivre, qui est un métal encore plus ductile, il permet néanmoins la réalisation de tôles minces par martelage. Autrefois, tous les alliages de cuivre, dont le plus courant comportait de l’étain – donnant lieu au bronze- étaient appelés laiton. On commença à employer l’alliage moderne au XVI e siècle.
La malléabilité du laiton varie avec sa composition et sa température et par présence de métaux étrangers, même à l’état de traces. Certains types de laiton ne sont malléables qu’à froid, d’autres seulement à chaud, d’autres encore ne le sont presque pas, qu’elle que soit la température. Tous les laitons deviennent cassants si on les chauffe à une température proche du point de fusion. Voir Métallographie.
La fabrication du laiton s’effectue par mélange de zinc et de cuivre directement dans des creusets ou dans un fourneau à réverbère ou un cubilot. Les lingots sont laminés à froid. On peut transformer les barres en tiges par laminage et refendre les tôles en feuillards qui, par étirage, permettent d’obtenir du fil.